«Martin Eden», Jack London

Quand ça parle de livres et de littérature, il est impossible que je ne craque pas. Le gros pavé dont il est question aujourd’hui est un roman tellement plein, tellement riche et tellement dense que j’ai peur de l’aborder. C’est du chef-d’œuvre de Jack London qu’il sera sujet. Celui qui a ébouriffé plus d’un. Il s’agit bien évidemment de « Martin Eden ».

Je suis toujours sous l’effet de l’admiration de ce pavé même si plusieurs semaines me séparent du moment où j’ai tourné la dernière page du roman. Et je ne sais ni comment ni par quoi commencer pour vous en parler. Cette fois, je suis tellement amoureuse du roman que je préfère être spontanée en l’abordant. Le billet sera donc comme une sorte d’une suite de parole.

Pour commencer, ce roman trace le parcours de la vie du marin, Martin. Il est âgé de 20ans. C’est un homme issu des milieux les plus pauvres. Quelques circonstances l’emmèneront vers le monde de la bourgeoisie. Il y verra Ruth. Et c’est là que sa vie changera.

Pour pouvoir la conquérir, il devra changer. Une fille aussi belle, vivant dans un milieu bourgeois et préparant sa licence en littérature n’est pas une de ces filles qu’il peut facilement avoir. Mais il fera tout pour elle. Littéralement. Il est tellement fou amoureux d’elle qu’il changera totalement. Il changera ses habitudes de marin sauvage : il apprendra à parler et à se tenir correctement. Et dans l’espace de quelque mois, il aura une culture beaucoup plus riche et beaucoup plus dense que celle de tous les bourgeois qu’il a pu rencontrer.

C’est par le savoir et la culture qu’il essaiera de la conquérir. Il commencerait donc à écrire. Il cherchera à se sauver et à conquérir l’amour de Ruth par le biais de l’écriture.

« Alors, dans une auréole de splendeur et de gloire, naquit la grande idée : il écrirait. Il serait un de ces êtres privilégiés à travers lesquels le monde entier voit, entend et sent. Il écrirait–quoi ? de tout – des vers et de la prose, des romans et des pièces comme Shakespeare. Voilà quelle était sa carrière véritable et le chemin vers la conquête de Ruth. Les littérateurs étaient les conquérants du monde et il les trouvait autrement plus admirables que tous les Butler qui gagnent trente mille dollars par an […] »

Sa vie sera donc un combat permanent afin de réaliser ses rêves : devenir écrivain.
Mais le problème c’est qu’il croira tellement en sa capacité à écrire de la « vraie » littérature qu’il arrêtera de travailler pour consacrer tout son temps à son « travail ». Hélas ! le succès arrivera très tard.

Ce roman est plus qu’un livre d’aventure et d’apprentissage. « Martin Eden » est un de ses livres qui donne du courage. Ceux qui te poussent vers le combat et la lutte acharnée pour réaliser tes propres rêves. Il t’offrira une volonté de fer aussi solide pour pouvoir brises les rochers.

Je m’arrêterai ici. Je vous en ai trop parlé. C’est à votre tour de découvrir cette petite merveille. Attention ! Tâchez à être libre. Il se peut que vous seriez tellement séduits que vous abandonneriez toutes vos tâches pour le lire d’une traite.

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