« L’obélisque du calife », Mohammed Ennaji

Fascinée par les couleurs du dessin et la quatrième de couverture, le roman a rejoint ma petite bibliothèque il y a quelques mois. Mon choix de livre a rarement cédé à ces deux critères mais faire l’exception une ou deux fois ne fait de mal à personne.

Poétiquement écrit et aux tonalités audacieuses, Mohammed Ennaji donnera naissance à son dernier roman « L’obélisque du calife », où il va défendre la cause féminine. Il y essayera de trouver une réponse à un palmarès de questions que je vais dresser ci-dessous en les regroupant dans différents paragraphes.

Une femme mariée a le droit d’être ambitieuse ? Y a-t-il des lignes rouges à ne pas dépasser ? Et l’homme ? A-t-il des limites ? Aura-t-il les mêmes barrières ?

L’absence physique de la femme dans la famille ou le couple peut être acceptée pour être « tolérée » ? L’homme aura les mêmes problèmes s’il doit se déplacer constamment à cause de son travail ?

Une femme doit abandonner ses rêves et se sacrifier pour pouvoir fonder une famille et mener une vie paisible ? Peut-elle être mariée et rester libre – d’une liberté totale et non illusoire ?

L’amour conditionne la liberté ?

Telles ont été les questions qui m’ont harcelées une fois le livre fermé.

En brièveté, le roman se concentre sur plusieurs points : la liberté de la femme au sein d’un couple et d’une famille. Ainsi que le lien entre l’ambition professionnelle et la vie conjugale.

L’histoire est celle d’un couple marié. Hayat et Omar. Ils s’aiment éperdument. Mais différemment. Après une histoire d’amour pas comme les autres, ils se sont mariés et ont donné naissance à deux enfants. Et comme d’habitude, ils se sont mariés, et ont vécu heureux en attendant l’arrivée et l’installation de l’usure avec le temps.

Une épouse, une mère, une experte internationale qui est toujours en mission à l’étranger et qui doit s’envoler chaque semaine vers d’autres cieux. Une femme qui ne veut laisser tomber son ambition et qui se croit capable de faire l’équilibre entre sa vie au sein de son foyer et son travail. Une femme qui ne veut laisser rien ni personne prendre le dessus sur son travail. C’est ce que représente Hayat.

Omar est lui aussi un homme bien placé dans la société. Mais qui a besoin de la présence de Hayat. Il ne supporte plus son absence. La voir un jour sur deux semaines ne lui est plus suffisant. Il est en cas de détresse et le besoin de la présence féminine de sa femme ne fera que s’accroître.

Tout au long du roman, leur couple va traverser des moments de doute. Mais aucun de deux personnes ne voudra laisser tomber l’autre. Le point que j’ai apprécié le plus est que la femme n’est pas aussi faible que toutes ses autres femmes qu’on nous décrit dans les romans ou qu’on nous montre dans les films. Elle n’envisage même pas le fait de sacrifier ses rêves pour faire plaisir à son mari ou à sa famille. Malgré le fait que le poids ne va s’abattre que sur elle, Hayat restera confiante.

La liberté d’être une femme à part entière ! C’est ce que souhaite être la protagoniste. Et les femmes.

Laissons chacune d’être libre à sa manière.

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