« L’architecte du Sultan », Elif Shafak

Des trois romans que j’ai lus, celui-ci est mon préféré. Là, je pourrai trancher et dire que c’est un coup de cœur pour moi. Je ne vais pas passer pour la grincheuse de service comme il a été le cas pour mon avis en ce qui concerne « Soufi, mon amour ».

Je suis toujours émue et mon cœur est toujours lourd d’émotions. Cela fait une semaine que j’ai terminé la lecture du roman. Procrastination d’écriture terminée, je me lance aujourd’hui.

Avant de commencer l’analyse du fond, débutant par la forme. La couverture choisie pour le roman est d’une incroyable magnificence. Il suffit de la contempler un moment pour être transporté dans un monde oriental et exotique. Et, une fois plongé dans le récit, ne nous souhaiterons que prolonger notre séjour chez les Ottomans.

L’auteur de l’histoire est Jahan. Ce dernier est un personnage fictif qui a vu le jour en Hindoustan. La première forme d’amour qui sera racontée dans le roman est celle qui va l’unir avec son éléphant blanc, Chota. Ce dernier sera offert par l’empereur Moghol Humayun au Sultan Soliman le magnifique. Chose qui poussera Jahan à suivre Chota jusqu’à Istanbul. Il fera tout pour rester avec lui et réussira dans cette tâche en se devenant son cornac.

L’éléphant sera la raison pour laquelle Jahan rencontrera la princesse Mirimah. Et voilà une seconde forme d’amour. C’est aussi grâce à Chota qu’il deviendra apprenti de Sinan. Chose qui sera le déclencheur de l’amour de Jahan envers l’architecture, le dessin et la science. Sa curiosité fera de lui un grand architecte.

L’architecte du sultan n’est autre que Sinan. Un homme qui s’est atteint lors de ces cent ans et qui a marqué Istanbul par ces nombreux travaux. Il a servi le palais et a pu garder son poste durant toute sa vie. Il n’a pas servi qu’un seul sultan mais trois : Soliman le Magnifique, Selim II et Mourad.

Avant de me pencher dans la lecture du roman, j’ai voulu lire quelques avis. La plupart disaient que ça comportaient des descriptions un peu trop longue. Ce détail m’a sincèrement découragée au début. Mais, une fois la lecture commencée, je n’ai pu lâcher le roman. L’écriture est fluide. La description a un rôle de complémentarité. L’écriture est fluide et est toute en douceur.

Le seul point que je n’ai apprécié pas est la fin. Elle est en quelque sorte, un peu décevante. On a le sentiment que l’écrivaine n’a qu’envie de terminer l’histoire. Mais de toute façon, ça reste une merveille à lire et à découvrir.

Laissez-vous conduire par Jahan et son éléphant pour découvrir l’Istanbul du XVIème siècle, avec ses gens, ses odeurs, ses coutumes et ses constructions. ça vous fera une bonne lecture détente pour l’été et vous laissera avec un sourire au coin.

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