«Jacques le fataliste», Denis Diderot

Sur Jacques et son fatalisme.

Un coup c’est noir et un coup c’est blanc c’est ainsi que Jacques voit le monde. Tout est écrit là haut, nos choix ne sont pas des choix puisqu’ils ont été préalablement choisis à notre place. Une vérité qu’il partage avec son maitre d’apparence candide.

Diderot fait étalage de son talent pour nous donner une leçon littéraire. Ce roman bien plus que d’autres a fait office de vitrine de l’homme qu’est Diderot. Ce livre a été commenté, critiqué, et adapté tout au long des trois siècles qui ont suivi celui de sa création. Pourtant, Jacques continue d’affoler et de confondre par son courant idéologique.

L’histoire n’est qu’un prétexte perverti par Diderot pour partager avec les lecteurs les questions qui le dérange et le déroute. D’ailleurs, le narrateur ne se privera pas d’adresser la parole à nous autres (lecteurs) maintes fois. Il prend aussi un malin plaisir dans son rôle divin tout au long des 304 pages qui composent l’écrit.

« … qu’est-ce qui m’empêcherait de marier le maitre et de le faire cocu ? D’embarquer Jacques pour les iles ? D’y conduire son maitre ? De les ramener tous les deux en France sur le même vaisseau ? Qu’il est facile de faire des contes ! Mais ils en seront quittes l’un et l’autre pour une mauvaise nuit, et vous pour ce délai. »

Une ratatouille romanesque,

Oui, je ne le puis le cacher : dans ce livre j’ai retrouvé la quête du disciple de Pangloss à travers les déboires du maitre. Sa perte du cheval ainsi que sa réaction face à l’évènement en sont l’exemple idéal. Voltaire et son Candide ne sont pas les seuls à avoir exercé leurs influences, le Don Quichotte de Cervantès a laissé ses marques tout comme le Gil Blas de Santillane (d’ailleurs cela fait des années que je l’ai pas feuilleté).

Mon avis de lecteur,

Ce livre portant le blason de la littérature itinérante et picaresque est un « must-read », dans ce billet je ne me suis pas attardé sur les thèmes qu’il soulève et encore moins sur mes opinions personnelles. La raison étant simple : qu’importe ce que je dirai, un autre trouvera dans jaques le contraire ce qui nous mènera dans une discussion qui s’éternisera pour des heures si ce n’est des jours. Mais une chose est claire, vous devriez lire cet écrit pour avoir une chance de palabrer avec un auteur des lumières.

*Pour rappel, ce livre est celui du mois d’avril pour le Book Club de Kenitra qui en a discuté à Myosotis.

 

Terminé à Casablanca au Café le « 6 »

Le livre est le billet.

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