L’actualité littéraire de la semaine #2

Au pays du soleil régnant,

Annie Devergnas était présente à Kalila et Dimna (Librairie de Rabat) pour présenter Fatin El Idrissi et son roman « Unis jusqu’à la mort ». Abdellah Baida et son colistier Mamoun Lahbabi présentaient à la Villa des arts de Rabat « Nom de chien » dernier né de l’universitaire rebâti. Elmehdi Elkourti, pour sa part, exposait son livre « les sept gardiens de la parole perdue » et son amour pour la littérature jeunesse à de jeunes lecteurs casablancais.

Pendant ce temps là, les membres du réseau de lecture de Marrakech discutaient autour de Samarkand le livre d’Amine Maalouf au Café littéraire Karma.

La semaine prochaine,

L’institut français de Kenitra présente Yasmina Yatribi le mardi à 19 h. L’institut français de Rabat vous convie à une représentation artistique « De l’imagination » le mercredi à 10 h. L’institut le plus actif au Maroc (celui de Casablanca » vous invite pour une représentation théâtrale « Poutite » le samedi à 20 h 30.

Une rencontre autour du livre le « tissu de nos Singularités » initié par Fatema Mernissi et coordonné par Driss Ksikes et Fadma Ait Mouss se tiendra au RUC. La rencontre sera organisée par le Réseau de lecture au Maroc le 08 avril à 18 h.

High-Tech,

Konpyuta Ga Shousetsu Wo Kaku Hi, ou Le Jour où Un Ordinateur A écrit Une Nouvelle est comme son nom l’indique un récit qui a été écrit de « A à Z » par une intelligence artificielle.

C’est ainsi que Valentin Banchelot titra son article sur la plateforme Siecledigital.com. La nouvelle entièrement écrite par une intelligence artificielle sous la direction d’une équipe de chercheurs japonais dirigée par Hatoshi Matsubara a été proposée pour concourir dans le 3e prix Nikkei Hoshi Shinichi Literary Award. Ce prix a la singularité d’accepter tous les candidats qu’ils soient humains ou pas. La nouvelle ne sera pas la seule puisque onze autres nouvelles l’accompagneront dans ce défi lancé par la machine contre l’humain.

Chez les Asterix,

Les fiers petits enfants des Gaulois ne savent plus où ils sont tant sur le plan social que sur le plan culturel.

L’auteur de « Qui est Charlie ? » Emmanuel Todd revient avec une interview sur l’OBS pour affirmer que la France n’est plus un pays historique, il reprend ainsi le constat d’Engels au 19e siècle qui affirmait que le peuple tchèque est un peuple non historique comparé au peuple polonais et hongrois. Todd, compare ainsi le peuple français au peuple américain, allemand et russe. Son argumentation tient des choix sociaux, politiques et culturels de la république. Des choix qui selon lui, ont permis de clamer haut et faire que la jeunesse est faible.

… Être jeune en France, ce n’est pas juste siroter un demi en terrasse. Cette vision-là, c’est typiquement celle d’une société âgée qui a des problèmes de prostate. Dans notre prostate civilisation, c’est juste trop génial d’être jeune. Le problème fondamental de la France, ce n’est pas seulement la déviance atroce de certains parmi les plus largués de la société, c’est notre capacité à inclure les jeunes, tous les jeunes, qui ne cesse de faiblir. À nouveau, nous sommes devant ce choix que je pointais dans « Qui est Charlie ? », ce livre qui a fait de moi l’ennemi public numéro un. Ou bien rester la tête dans le sac avec de pseudo problèmes religieux, et se chauffer sur l’islam, la laïcité, etc. Ou bien affronter nos vrais problèmes économiques et sociaux, et le blocage général de la machine.

Shlamo Sand, éternel amoureux de la France, consolide les dits de Todd, et ajoute une autre cause de la décadence de la pensée française. Pointant du doigt les nouvelles têtes d’affiche de la scène culturelle.

« Il y a une décadence de la pensée française. Qui, aujourd’hui, traduit Finkielkraut ou BHL comme hier Sartre et Foucault ? L’hégémonie des clercs conservateurs est une trahison de la tradition de critique du pouvoir par les intellectuels », explique cet historien spécialiste des idées politiques françaises qu’il enseigne à l’université.

Pierre Jourdain écrivain de « Littérature sans estomac » critique ouvertement les écrivains qui se disent de grandes littératures tout en tirant au passage sur les écrivains industriels tels que Marc Levy.

Nécrologie,

Cette semaine on a perdu l’écrivain et peintre américain Jim Harrisson, l’inimitable conteur d’histoire Alain Decaux et le prix noble de la littérature « 2002 » Imre Kertész. Deux artistes du Pitch vert nous ont aussi quittés, Johan Cruyff et Cesare Maldini.

Que le Grand Sadique les accueille avec bienveillance.#Lesadiq

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