Kenitra, hôte de culture alternative.

Un vent chargé de culture alternative souffle sur la ville Jasmin. Il me rappelle les débuts du mouvement « Nayda » à Casablanca. Plusieurs courants avaient pris l’initiative pour que l’ensemble des mouvements artistiques qui peuplaient la ville blanche du début des années 00’ accouchent du « Boulevard ».

L’boulvard avait dépassé alors la notion du simple festival de musique de jeunes. Il est devenu le symbole du soulèvement de toute une génération qui a longtemps était prisonnière de nos tabous nationaux. À l’image des jeunes qui se sont amassés au nord de l’Espagne pour contrer les armées francistes, le peuple du « Boulvard » a montré de quoi il était capable. Quelques années plus tard, l’entité est devenue ce qu’elle est maintenant (voir le billet sur L’boulevard 2015).

Port Lyautey V2016,

C’est ainsi que je vois Kenitra maintenant, débordante de création et de créativité. Des collectifs germent un peu partout. De la musique, de la danse, du Slam, de la poésie et par-dessus tout une jeunesse avide de respirer cet air frais de liberté.

Mes deux années passées dans cette ville m’ont permis d’avoir une petite idée sur la bourgade traversée par l’Oued Sbou. Une ville calme me dit-on, peuplée de gens simplistes. Sa population est principalement constituée de gent militaire, d’enseignants et de retraités ayant principalement immigré vers la ville il y a plus d’une vingtaine d’années.

Début de l’année je commence à participer aux Teach-in de L’UECSE par pur ennuie. Je fais alors la connaissance de jeunes activistes qui m’initient aux lieux de rassemblement de la jeunesse Kenitri (anticonformiste). J’y prends pied et je me décide à partager cette expérience dans cette tribune.

J’essayerai durant les mois qui me restent de parcourir et vous rapporter un peu la petite histoire de tous ces groupuscules qui refusent de sombrer dans la débauche radicale et en offrant un espoir aux générations à venir.

Myosotis, une échoppe  sur le chemin de traverse.    

Un café aux allures modestes, dérobé entre deux ruelles qui rappelle cette allée empruntée par Harry Potter pour aller boire sa bière au beurre au Chaudron Baveur. Ressemblant plus à un lieu où se rencontrent de vieux parieurs. La déco y est simple : quelques tables ici et là, un petit divan qui longe le fond, un éclairage fondu et cinq tableaux intrigants.

Le proprio est un personnage qu’on peut introduire facilement dans un roman fantastique. Partageant un air de ressemblance avec l’Hobbit de Tolkien il prend souvent plaisir à amuser ses clients. Des projets il en a, reste plus qu’à les mettre à exécution.

Enfin, les habitués qui sont pour la majorité des étudiants et des intermittents du spectacle. Ceux-là ayant fait de la photographie, la musique et l’art leurs premiers loisirs ou gagne-pain. C’est d’ailleurs, dans ce café (Myosotis) que j’ai fait la connaissance du collectif Kayen M’amen, un collectif qui y organise concerts et expositions.

Le café dont le nom rappellera pour les plus érudits celui utilisé par les maçons allemands ou encore celui de ses êtres qui peuplaient les marécages de l’antiquité est porteur de couleurs nouvelles qui rayonneront de plus belle dans les années à venir.

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