La Ferme des animaux, George Orwell

Une fable des temps modernes portant l’empreinte de celui qui quatre années plus tard créera « 1984 ». Une ferme anglaise, des propriétaires terriens, et des animaux.

George Orwell a projeté dans ce roman l’aventure communiste de 1905-1945. Le livre peut être divisé en quatre parties :

La première partie porte sur la prophétie de Sage, un vieux cochon qui du haut de ses douze ans a fait le rêve de voir les animaux de la ferme libérés. Trois jours tel le christ, Sage disparait, son corps est enterré, mais ses idées resteront dans ce monde. C’est alors que la deuxième partie est entamée.

Les cochons, deux en particulier, Napoléon et Boule de neige poursuivront le rêve et traceront ses contours. La révolution promise ne tardera pas à se manifester. La troisième partie est entamée avec une révolte de la faim orientée avec les idéaux de Sage, c’est ainsi que les animaux de la ferme libèreront. Aussitôt, les rouages du système se mettront en place. Les propositions laissées à l’Intelegencia porcine, aux chevaux et vaches, poulets, chiens et moutons le travail des champs. La parole est donnée au peuple chaque dimanche pour débattre du programme hebdomadaire et des nouvelles dispositions. Un cadre utopique qui ne dura que quelques saisons. Les aspirations tyranniques de Napoléon se manifestèrent rapidement. Lors d’un débat houleux sur la construction d’un moulin, qui l’opposa à Boule de neige, il sortit son arme de menace (neuf chiens entrainés) qui chasseront le cochon de la ferme. Cette disposition prise, le nouveau maitre des lieux agit en maitre et entraine dans sa folie tyrannique tous les autres animaux. C’est là la dernière partie.

Le monde créé de toute pièce par Orwell est une allégorie parfaite du système communiste appliqué dans l’Union soviétique. Sage comparé à Lénine, Napoléon à Staline et Boule de neige à Trotski. La propagande, la menace et la terreur y sont aussi rapportées. Les autres puissances ne sont pas oubliées. L’Angleterre, et l’Allemagne sont les deux fermes avoisinantes tandis que les États-Unis sont représentés par un courtier qui assure le commerce entre les deux races (animale et humaine). Mr Jones, le fermier de la ferme des animaux (ou de Manoir selon la partie qui la désigne) est résolument le portrait craché de Nicolas II, dernier tsar de Russie.

Mon avis de lecteur, cette fable est un manuel historique avec une portée politique qui explique presque parfaitement la révolution russe ses succès et ses échecs. Les personnages ont été tellement bien dessinés qu’ils vous rappelleront les leadeurs de la révolution. « La ferme des animaux » peut être considérée comme la base de la critique « orwelienne » affinée et aiguisée dans 1984 du même écrivain.

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