Bilan de la semaine #38 : Le peuple du Boulevard et les élites du Chellah

Une semaine qui s’annonçait riche en notes musicales et en apport culturel. Prévision qui s’est confirmée avec justesse. Pour en exposer le bilan, j’ai choisi de parler des deux festivals dans un seul texte. Mon objectif n’étant pas de les comparer artistiquement : nous ne le pouvons. Oser un tel blasphème serait de l’acabit d’une comparaison entre les écrits de Camus et les tableaux de Frida. Mon bilan aura une vision plus sociale sur ces deux festivals.

20150918_205356 En effet, cela fait six ans que je fréquente le festival du Jazz au Chellah, à chaque édition je porte le même regard et ressens la même impression. Bien que le festival soit abordable en terme de droits d’entrée à toutes les classes, il n’est fréquenté que par des « Élites ».

Par élites, je désigne la diaspora européenne vivant au Maroc, les Marocains imprégnés de culture occidentale épurée et les avides de culture qu’on ne peut classer dans aucune des deux catégories précédentes. Pourtant, ce n’est pas les sonorités moins élitistes qui manquent. Le rock, punk, Gnaoua, et autres musiques africaines font partie intégrante de ses concerts. Ces genres font le plaisir du public une fois marié au jazz européen dans des rencontres orchestrées par la direction artistique du festival (Jean Bissot et Majid Bekkas).

IMG_20150920_191037Du côté du Boulevard, c’est une autre affaire. Le boulevard a acquis tout un peuple à sa cause. Véritable moteur de la culture alternative au Maroc depuis la fin des années 90, il représente maintenant la culture tout court. Tous les mouvements s’y sont greffés : musicaux, politiques, culturelles, sociales. Tous ceux qui ont été écartés par l’ancien modèle social y ont trouvé refuge. Il n’y a qu’à assister à un seul concert pour retrouver une palette de rejetons sociaux. Une diversité à la fois fascinante et violente.

Avis d’un spectateur,

Durant les deux évènements, j’ai pris un malin plaisir à assister à deux spectacles. L’un se trouvant sur scène l’autre sur les gradins (pour ce qui est du jazz au Chellah) et sur la pelouse (pour ce qui est du Boulevard). Les deux étant assez plaisants. Enfin, je reste sur une bonne note : une réflexion que j’avais entreprise au Boulevard en scrutant du regard ces jeunes aux accoutrements « originaux ». Il me semblait qu’une brise d’humanité se dégageait d’eux, une brise d’espoir en une jeunesse qui s’accepte malgré la différence de ses gouts.

Prochainement :

Dans la rubrique D’jazz Kabaret, vous trouverez ma revue de trois artistes qui ont animés les soirées des deux festivals. Maalam Mostapha Baqbou, le duo Jacky Terrasson / Stéphane Belmondo (FR) (Jazz au Chellah) et Djazia Satour (L’boulevard).

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