Pardonnerez-vous au diable ? (Suite)

Cet article est la suite de celui-ci : Pardonnerez-vous au diable ? 

Pour ce qui est de moi, je compte me tenir à l’égo. Le diable n’est autre que cet égo qui se dissimule dans nos corps. Nos parents (pour ceux issus de culture magrébine) n’arrêtent pas de nous dire depuis notre jeune âge qu’Ibliss prend refuge dans nos ongles, mange avec nous si nous oublions la « Bassmalah », et il nous emmène en dérive si on lui laisse l’occasion. Ibliss acquiert ainsi le statut de conseiller diabolique œuvrant pour notre destruction. Toutefois, libre à nous de croire ou non à leurs dits. Personnellement, j’ai renié l’existence de cet être diabolique tout en acceptant le fait que moi et lui nous faisons un. Unicité dans la dualité du bien et du moins bien.

L’interrogation qui persistera est la suivante : avons-nous le pouvoir de pardonner à notre égo ?

La question me torturait depuis deux ans, plusieurs fois il m’est venu l’idée de reprendre cette réflexion et de la terminer avec une conclusion ouverte. Cependant, j’avais foi qu’un jour je trouverais pour suite à mon questionnement même si ceci devait prendre une éternité. Invité par le fruit du hasard et une amie à un évènement « Integral Theory and Spiral Dynamics : How does Consciousness Evolve ? ». À l’heure où je m’apprêtais à y aller, je n’avais aucune idée sur le contenu du thème. La théorie intégrale, évolution cosmique, holisme, AQAL, quadrants, couleurs, lignes, états…etc. Des termes qui germaient petit à petit dans mon cerveau. Les niveaux de conscience de la spirale dynamique retinrent mon attention. Je voudrais en expliquer le contenu avant d’avancer.

“I have one major rule: Everybody is right. More specifically, everybody — including me — has some important pieces of truth, and all of those pieces need to be honored, cherished, and included in a more gracious, spacious, and compassionate embrace.” ― Ken Wilber

La théorie intégrale de Ken Wilber.

La théorie est basée sur le modèle AQAL qui consiste à prendre en compte quatre quadrants : le « Je » de Freud, le « Cela » de Skinner, le « Nous » de Gadamer et le « Ceux-là » de Marx. Wilber, père de « l’idéologie » ne veut exclure aucun quadrant, tous ont une importance capitale. Ensuite viennent les niveaux de conscience, on parle de neuf que je rapporterai comme cité par Ken Wilber qui a pris soin de les classer en fonctionnement du développement de l’être :

  • Physicosensoriel (stade prérationnel) : (avant : l’organisme physique) « la sensation et la perception » ;
  • Fantasmatique-émotionnel : « les impulsions et les images » ;
  • Mental-représentionnel : « les symboles et les concepts » ;
  • Mental règle/rôle : « règles concrètes » ;
  • Formel-réflexif : pensée abstraite ;
  • Logique-visionnaire : pensée visuelle ;
  • Psychique (ici commencent « les stades plus élevés ou transpersonnels ») : « mysticisme de la nature » ;
  • Subtil : « mysticisme du divin » ;
  • Causal : « mysticisme sans forme » (et après « non duel » : « mysticisme non duel »).

Chaque niveau possède une couleur qui le distinct. Ils sont respectivement, le beige, le mauve, le rouge, le bleu, l’orange, le vert, le jaune, le turquoise, la dernière est indéfinie. L’élaboration de la conscience de toute personne suit cet acheminement. Pour les uns il est rapide, pour d’autre il l’est moins. Une couleur peut être développée sur une ligne tandis qu’elle ne l’est pas sur une autre. Il ne s’agit pas de hiérarchisation, car aucun niveau n’est supérieur à un autre.

L’égo : le combattre ou le pardonner

Selon la théorie l’égo et le moi devraient être dépassés par l’interaction humaine afin de construire un réseau communicatif. Le moi devrait constituer le point de départ pour aller vers autrui et atteindre un nouveau paradigme, le tout pour créer un équilibre naturel.

À force de vouloir combattre l’égo ou le diable, nous gâchons une énergie considérable qui peut nous être primordiale pour arriver à un niveau de conscience subtil ou causal. La dualité n’entraine que discorde, le secret est dans l’unicité, dompter son égo avec des règles concrètes (qu’il s’agit de religion, spiritualité ou morale), le moduler avec la pensée avant de s’unir à lui pour atteindre l’accomplissement.

Pardonner à notre égo est le seul moyen qui nous permettra de nous envoler vers les sommets de l’élévation. La voie y est tracée, il suffit de suivre la progression logique de notre conscience. Loin de tout ce que vit actuellement notre monde. C’est d’ailleurs le seul moyen pour emmener les masses à évoluer.

Le jour où l’homme s’unira à son égo, les flammes des guerres s’éteindront et les armes perdront leur utilité, la planète reprendra son souffle, les humains consommeront intelligemment et avec sagesse, l’avidité ne sera qu’une divinité d’un monde révolu et les générations à venir auront un foyer qui leur permettra de s’épanouir. L’homme deviendra alors divin.

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