De la part de la princesse morte.

Oyez, oyez jeunes gens!

Les fastes de l’orient vous convient à un festin débordant de couleurs et de délices. Le récit que je vous présente est une palette de saveurs où l’image transcende l’imaginaire. Ayez en esprit que les souvenirs ne sont qu’un moyen pour vous emmener dans une vertigineuse quête qui vous laissera sans ouïe.

A l’image de ses compatriotes les plus virtuoses, Kenize Mourad vous plongera dans sa bassine de réminiscences. L’enfance d’une princesse, l’adolescence d’une exilée et la jeunesse d’une étrangère. Ceux-là sont les lignes directrices de ce périple Mouradien.

L’histoire est celle de Selma princesse ottomane vivant dans un majestueux palais stambouliote. Bercé par l’amour de son père la bienveillance de sa mère et l’admiration que lui vouent ses sujets. La princesse nous offrira l’occasion de retrouver nos caprices d’enfants, nos peurs mais aussi notre curiosité. Mais, pour l’opposition de la fatalité à un bonheur aussi infini soit-il.

L’empire vit ses derniers moments. Les forces étrangères l’étranglent. Guidé par les mauvais choix de ses conseillers le dernier sultan ottoman se retrouvera en proie à l’exil. Sa famille tout entière sera expulsée. C’est là que commencera le voyage de Selma l’adolescente.

Beyrouth, première escale.

Troquer un palais contre une villa et des dizaines de sujets contre un fidèle d’ébène. Ce n’est jamais une affaire facile. Pourtant, Selma y trouvera son pied. Des aventures d’une lycéenne naitra un amour et la voilà repartie dans ses rêves : aller à Hollywood faire une carrière et devenir une star du grand écran.

Les commérages vont bon train dans cette ville qui vit sa tradition dans sa modernité. L’honneur de la princesse ottomane est une affaire publique chose qui va conduire à un mariage arrangé avec un Maharadja indien, ou plus précisément un Nawab… Je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de cette lecture féminine. Car elle l’est, jamais je n’ai été touché par un livre de « filles » comme je l’ai été avec «De la part de la princesse morte ».

Ce papyrus et il faut l’appeler ainsi, compte des détails historiques d’une famille ottomane qui était au cœur de l’histoire de la Turquie. Le nom de Mourad devrait vous renvoyer directement à son arrière-grand-père, l’un des sultans ottomans qui ont connu une mort affreuse.

A l’instar des autres livres présentés dans les billets précédents. L’écrit de la turque est une invitation à voyager dans l’histoire. A travers son récit elle nous emmène à la Turquie ottomane dans ses ultimes moments, à la révolte d’Attaturk, à la vie de la diaspora ottomane vivant au Liban ou encore aux fastes des palais indiens avec un clin d’œil à Paris sous occupation allemande. Le récit est une biographie, un livre posthume à la mémoire de sa défunte mère « Selma fille de sultane* ».

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